1. La fin des fortifications

Le grand projet urbain

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  • Plan de Grenoble en 1902

    Après la Première Guerre mondiale, Grenoble entame une période décisive de son histoire urbaine. La ville est enserrée dans des remparts militaires que les autorités politiques aimeraient faire disparaître pour développer la ville. Les négociations avec les militaires sont complexes mais en 1919, la loi dite Cornudet impose aux communes de plus de 10 000 habitants l’élaboration d’un plan d’aménagement, d’embellissement et d’extension. Élu maire la même année, Paul Mistral saisit cette obligation légale comme l’opportunité d’affranchir Grenoble de ses remparts et de projeter la ville dans la modernité. La mission de conception du plan est confiée en 1922 à l’architecte-urbaniste Léon Jaussely, figure majeure de l’urbanisme français de l’entre-deux-guerres.

  • Grenoble en 1922

    En 1922, Grenoble est encore enserrée dans l’enceinte construite en 1870 ; le tissu urbain se développe principalement à l’intérieur du périmètre dessiné par les fortifications au sud, l’Isère au nord et le Drac à l’ouest.

  • Porte des Alpes

    La porte des Alpes, percée dans la partie sud de l’enceinte, se situait à l'extrémité de la rue de Strasbourg et donnait accès au polygone du Génie.

  • Porte des Alpes

    La porte des Alpes, percée dans la partie sud de l’enceinte, se situait à l'extrémité de la rue de Strasbourg et donnait accès au polygone du Génie.

  • Plan Jaussely, 1923

    Présenté en 1923, le plan d’aménagement, d’embellissement et d’extension, dit plan Jaussely, prévoit l’urbanisation des terrains libérés par les fortifications (environ 240 hectares) et l’aménagement d’un large boulevard périphérique sur leur tracé. Il anticipe l'extension de la ville vers le sud et introduit également le principe de zonage, visant à organiser rationnellement les différentes fonctions urbaines.

    Enfin, le plan Jaussely prévoit la création d’un parc à l’emplacement du polygone du Génie, le terrain militaire destiné à accueillir l’Exposition internationale de la Houille blanche et du Tourisme.

  • Démolition des fortifications

    C’est dans ce cadre que le polygone du Génie change de statut. Dès 1923, une partie de ce vaste terrain militaire réservé aux exercices et aux travaux de l’armée du Génie est cédée à la Ville pour accueillir l’Exposition internationale de la Houille blanche et du Tourisme, prévue en 1925. Cet espace dégagé, proche du centre ancien, offre l’espace idéal pour la future manifestation. L’aménagement du terrain va toutefois nécessiter de nombreux travaux : démolition des fortifications, comblement des fossés et nivellement du terrain, canalisation des eaux et dévégétalisation. Le 4 janvier 1924, le chantier de terrassement du futur parc de l’Exposition est officiellement lancé et à la fin du mois d’août les constructions des palais et des pavillons peuvent débuter.

  • Préparation du terrain

  • Grenoble en 1931

    Le plan Jaussely, bien que profondément remanié à partir de 1930, a joué un rôle fondateur en posant les bases d’une nouvelle vision urbaine pour Grenoble.