5. Une tour observatoire

L’évolution des paysages

D’une ceinture de remparts à une ceinture de boulevards

Au début des années 1920, Grenoble est encore enserrée par des fortifications et occupée par de vastes emprises militaires. L’organisation de l’Exposition internationale de 1925 marque le début de l’arasement des remparts. Progressivement, le tracé des fortifications est remplacé par un grand axe urbain appelé Les Grands Boulevards.
Dans la seconde moitié du 20ᵉ siècle, cet axe devient un support majeur de l’urbanisation : il accueille des immeubles de grande hauteur et des infrastructures de transport, jusqu’à s’intégrer pleinement au tissu urbain contemporain.

D’un vignoble à un coteau résidentiel et boisé

Au début du 20ᵉ siècle, les coteaux de la Chartreuse accueillent un vignoble de plus de 200 hectares, composé de cépages locaux, qui bénéficient de l’ensoleillement et du climat de la vallée du Grésivaudan. Le phylloxéra à la fin du 19ᵉ siècle et différentes crises entraînent progressivement son déclin.
Aujourd’hui, ces espaces viticoles sont en grande partie urbanisés et boisés. Depuis une quinzaine d’années, des initiatives de replantation cherchent toutefois à renouer avec ce patrimoine viticole et contribuent ainsi à la réouverture des paysages et à leur diversification.

L’urbanisation de la plaine agricole

En 1925, la plaine est partagée entre les cultures céréalières et industrielles (chanvre, tabac, betterave) et le maraîchage à proximité des zones habitées. Sur ce maillage agricole s’insèrent les faubourgs ouvriers en plein essor caractérisés par des maisons avec des jardins souvent dévolus à des potagers. Les plus modestes appartiennent aux ouvriers et les plus cossues aux contremaîtres et au patronat. Les fabriques, à proximité immédiate des habitations, font partie intégrante du paysage.
Après la démolition du rempart sud à partir de 1921 et surtout dans la seconde moitié du 20ᵉ siècle, le développement de la ville progresse ; la plaine agricole est désormais entièrement urbanisée.

Un boisement qui a traversé le temps

En 1925, les parties les moins inondées de la plaine de l’Isère accueillent des cultures industrielles (chanvre, betterave, tabac) et céréalières pour le bétail. Les zones humides sont occupées par la végétation naturelle. Cent ans après, cette végétation a progressé sur les berges de l’Isère créant un corridor biologique.
Après l’Exposition internationale de 1925, le terrain occupé par la manifestation devient un parc urbain. Le parc Paul-Mistral voit progressivement la construction de plusieurs édifices sportifs en son sein : le stade de glace en 1968 (à droite ; actuel palais des sports) et le stade des Alpes en 2008 (à gauche).