2. Perret, architecte de la tour

Perret en 8 réalisations

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  • Immeuble de la rue Franklin, Paris 16ᵉ, 1903

    Construit entre 1903 et 1905, l’immeuble du 25 bis rue Franklin, dans le 16ᵉ arrondissement de Paris, marque une étape dans l’histoire de l’architecture du 20ᵉ siècle. Auguste Perret et son frère Gustave y expérimentent l’usage du béton armé comme structure porteuse autonome. Cette innovation constructive se traduit par une façade dont la composition rend lisible l’ossature du bâtiment, tout en conservant un certain classicisme formel. Les bow-windows et les habillages en céramique soulignent la liberté nouvelle offerte par le matériau, sans rompre avec les codes urbains parisiens. L’immeuble de la rue Franklin constitue l’un des premiers manifestes du béton armé et un jalon essentiel de l’œuvre de Perret. Il démontre ici que ce matériau peut être traité de manière classique, sans qu’il soit nécessaire de le dissimuler.

  • Immeuble de la rue Franklin : élévation et coupe

    Construit entre 1903 et 1905, l’immeuble du 25 bis rue Franklin, dans le 16ᵉ arrondissement de Paris, marque une étape dans l’histoire de l’architecture du 20ᵉ siècle. Auguste Perret et son frère Gustave y expérimentent l’usage du béton armé comme structure porteuse autonome. Cette innovation constructive se traduit par une façade dont la composition rend lisible l’ossature du bâtiment, tout en conservant un certain classicisme formel. Les bow-windows et les habillages en céramique soulignent la liberté nouvelle offerte par le matériau, sans rompre avec les codes urbains parisiens. L’immeuble de la rue Franklin constitue l’un des premiers manifestes du béton armé et un jalon essentiel de l’œuvre de Perret. Il démontre ici que ce matériau peut être traité de manière classique, sans qu’il soit nécessaire de le dissimuler.

  • Théâtre des Champs-Élysées, Paris 8ᵉ, 1913

    Inauguré en 1913, le Théâtre des Champs-Élysées situé avenue Montaigne à Paris, constitue l’une des réalisations majeures d’Auguste Perret et une œuvre reconnue de l’architecture moderne en France. Les frères Auguste et Gustave Perret sont tout d’abord chargés de la réalisation en béton armé à partir des plans établis par Roger Bouvard et Henry van de Velde. Mais Auguste Perret procède à d’importantes modifications du projet, au point d’en revendiquer la conception architecturale. Pour Perret, l’ossature constitue le fondement même de l’architecture : le plan, les volumes et la façade doivent en être l’aboutissement logique. La structure en béton armé, laissée largement apparente, organise l’ensemble de l’édifice. Les colonnes et les poutres qu’elles supportent rendent lisible le système porteur. Le Théâtre des Champs-Élysées se distingue aussi par l’intégration étroite des arts dans le projet architectural. Auguste Perret collabore avec le sculpteur Émile-Antoine Bourdelle, Maurice Denis et d’autres artistes pour la conception des décors.

  • Théâtre des Champs-Élysées : élévation

    Inauguré en 1913, le Théâtre des Champs-Élysées situé avenue Montaigne à Paris, constitue l’une des réalisations majeures d’Auguste Perret et une œuvre reconnue de l’architecture moderne en France. Les frères Auguste et Gustave Perret sont tout d’abord chargés de la réalisation en béton armé à partir des plans établis par Roger Bouvard et Henry van de Velde. Mais Auguste Perret procède à d’importantes modifications du projet, au point d’en revendiquer la conception architecturale. Pour Perret, l’ossature constitue le fondement même de l’architecture : le plan, les volumes et la façade doivent en être l’aboutissement logique. La structure en béton armé, laissée largement apparente, organise l’ensemble de l’édifice. Les colonnes et les poutres qu’elles supportent rendent lisible le système porteur. Le Théâtre des Champs-Élysées se distingue aussi par l’intégration étroite des arts dans le projet architectural. Auguste Perret collabore avec le sculpteur Émile-Antoine Bourdelle, Maurice Denis et d’autres artistes pour la conception des décors.

  • Église Notre-Dame de la Consolation, Raincy, 1923

    Construite entre 1922 et 1923, l’église Notre-Dame de la Consolation au Raincy, en Seine-Saint-Denis, constitue l’une des œuvres les plus radicales et les plus emblématiques d’Auguste Perret. Cette « Sainte-Chapelle du béton armé » applique à un édifice religieux les principes rationalistes développés par l’architecte, fondés sur l’affirmation que la structure génère la forme. Édifiée presque entièrement en béton armé laissé apparent, l’église se caractérise par une trame régulière de poteaux élancés, avec quatre rangées de colonnes de onze mètres de hauteur qui soutiennent les voûtes. Ce système porteur, réduit à l’essentiel, libère les murs de leur fonction structurelle et permet l’ouverture de vastes surfaces ajourées. Les parois sont constituées d’un soubassement plein surmonté de claustras de béton moulé associés à des verrières colorées qui inondent l’espace intérieur de lumière.

  • Église Notre-Dame de la Consolation : élévation

    Construite entre 1922 et 1923, l’église Notre-Dame de la Consolation au Raincy, en Seine-Saint-Denis, constitue l’une des œuvres les plus radicales et les plus emblématiques d’Auguste Perret. Cette « Sainte-Chapelle du béton armé » applique à un édifice religieux les principes rationalistes développés par l’architecte, fondés sur l’affirmation que la structure génère la forme. Édifiée presque entièrement en béton armé laissé apparent, l’église se caractérise par une trame régulière de poteaux élancés, avec quatre rangées de colonnes de onze mètres de hauteur qui soutiennent les voûtes. Ce système porteur, réduit à l’essentiel, libère les murs de leur fonction structurelle et permet l’ouverture de vastes surfaces ajourées. Les parois sont constituées d’un soubassement plein surmonté de claustras de béton moulé associés à des verrières colorées qui inondent l’espace intérieur de lumière.

  • Garde-Meuble du Mobilier national, Paris 13ᵉ, 1937

    Construit à Paris dans les années 1930 pour le Mobilier national, le Garde-Meuble conçu par Auguste Perret, illustre l’application pleinement maîtrisée du béton armé à un programme technique et administratif. Dédié à la conservation, à l’entretien et à la gestion du mobilier de l’État, l’édifice répond à des exigences fonctionnelles strictes auxquelles Perret apporte une traduction architecturale rigoureuse. La structure en béton armé organise l’ensemble du bâtiment selon une trame régulière qui conditionne à la fois les volumes, les circulations et les façades. L’architecture privilégie la lisibilité constructive et la répétition des éléments substituant à l’ornement un travail précis sur le rythme et la matérialité.

  • Garde-Meuble du Mobilier national : perspective

    Construit à Paris dans les années 1930 pour le Mobilier national, le Garde-Meuble conçu par Auguste Perret, illustre l’application pleinement maîtrisée du béton armé à un programme technique et administratif. Dédié à la conservation, à l’entretien et à la gestion du mobilier de l’État, l’édifice répond à des exigences fonctionnelles strictes auxquelles Perret apporte une traduction architecturale rigoureuse. La structure en béton armé organise l’ensemble du bâtiment selon une trame régulière qui conditionne à la fois les volumes, les circulations et les façades. L’architecture privilégie la lisibilité constructive et la répétition des éléments substituant à l’ornement un travail précis sur le rythme et la matérialité.

  • Musée des travaux publics, dit palais d'Iéna, Paris 16ᵉ, 1937

    Construit entre 1937 et 1946 pour abriter le Musée des Travaux publics, le bâtiment est aujourd’hui connu sous le nom de Palais d’Iéna. Conçu pour l’Exposition internationale de 1937, l’édifice affirme le béton armé comme matériau capable de figurer sur une architecture de prestige. La composition repose sur une structure clairement lisible, fondée sur un système de portiques et de colonnes monumentales en béton apparent, qui organise à la fois les volumes intérieurs et la façade. Le vaste péristyle, la salle à colonnades et les circulations traduisent une maîtrise complète de l’espace, où la rigueur constructive s’allie à une référence assumée à la tradition classique.

  • Musée des travaux publics, dit palais d'Iena : façace principale

    Construit entre 1937 et 1946 pour abriter le Musée des Travaux publics, le bâtiment est aujourd’hui connu sous le nom de Palais d’Iéna. Conçu pour l’Exposition internationale de 1937, l’édifice affirme le béton armé comme matériau capable de figurer sur une architecture de prestige. La composition repose sur une structure clairement lisible, fondée sur un système de portiques et de colonnes monumentales en béton apparent, qui organise à la fois les volumes intérieurs et la façade. Le vaste péristyle, la salle à colonnades et les circulations traduisent une maîtrise complète de l’espace, où la rigueur constructive s’allie à une référence assumée à la tradition classique.

  • Reconstruction de la ville du Havre, 1945-1955

    Nommé architecte en chef de la reconstruction du Havre en 1945, Auguste Perret se voit confier une mission d’une ampleur inédite : reconstruire presque entièrement une ville détruite à plus de 80 % par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale. Assisté d’une équipe d’architectes il est chargé de la refondation complète du tissu urbain, sur près de 150 hectares. Il conçoit une trame orthogonale qui vise à concilier lisibilité de la ville, qualité d’usage et efficacité constructive. Une manière de s’affranchir des tracés sinueux de la ville ancienne sans pour autant nier son histoire. Le béton armé, matériau que Perret maîtrise depuis le début du siècle, devient l’outil central de cette reconstruction. Il n’est pas seulement employé pour des raisons économiques ou techniques, mais comme le fondement d’un véritable ordre architectural, comparable, selon Perret lui-même, aux ordres classiques de la pierre.

  • Hôtel de ville, Le Havre, 1956

    Édifié dans les années 1950 au cœur du centre reconstruit du Havre, l’hôtel de ville occupe une place importante dans le dispositif urbain conçu par Auguste Perret après les destructions de la Seconde Guerre mondiale. Il illustre la volonté de produire une ville moderne, lisible, monumentale sans être ostentatoire. La composition associe un vaste socle horizontal, ouvert sur une grande place publique, et une tour élancée qui domine l’ensemble urbain. Ce contraste volumétrique affirme la lisibilité des fonctions et inscrit le bâtiment dans une logique de signal plutôt que de monumentalité décorative. La structure en béton armé, fondée sur une trame régulière et des proportions strictes, organise l’édifice sans jamais se réduire à un simple dispositif technique.

  • Hôtel de ville, Le Havre : perspective

    Édifié dans les années 1950 au cœur du centre reconstruit du Havre, l’hôtel de ville occupe une place importante dans le dispositif urbain conçu par Auguste Perret après les destructions de la Seconde Guerre mondiale. Il illustre la volonté de produire une ville moderne, lisible, monumentale sans être ostentatoire. La composition associe un vaste socle horizontal, ouvert sur une grande place publique, et une tour élancée qui domine l’ensemble urbain. Ce contraste volumétrique affirme la lisibilité des fonctions et inscrit le bâtiment dans une logique de signal plutôt que de monumentalité décorative. La structure en béton armé, fondée sur une trame régulière et des proportions strictes, organise l’édifice sans jamais se réduire à un simple dispositif technique.

  • Église Saint-Joseph, Le Havre, 1957

    Construite entre 1951 et 1957, l’église Saint-Joseph s’impose comme l’édifice le plus emblématique de la reconstruction du Havre et comme l’ultime grande œuvre d’Auguste Perret. Érigée à l’emplacement d’une église détruite, elle assume une double fonction : lieu de culte et monument commémoratif dédié aux victimes des bombardements. La composition est dominée par une tour-lanterne de plus de cent mètres de hauteur, qui structure l’édifice et constitue un repère majeur dans le paysage. Entièrement réalisée en béton armé, la structure repose sur un système de poteaux et de cadres qui organise l’espace intérieur autour d’un volume central unifié. La lumière joue un rôle essentiel dans le projet : filtrée par un ensemble de vitraux colorés insérés dans la trame de béton, elle transforme cet espace spirituel et mémoriel.

  • Église Saint-Joseph, Le Havre : élévation

    Construite entre 1951 et 1957, l’église Saint-Joseph s’impose comme l’édifice le plus emblématique de la reconstruction du Havre et comme l’ultime grande œuvre d’Auguste Perret. Érigée à l’emplacement d’une église détruite, elle assume une double fonction : lieu de culte et monument commémoratif dédié aux victimes des bombardements. La composition est dominée par une tour-lanterne de plus de cent mètres de hauteur, qui structure l’édifice et constitue un repère majeur dans le paysage. Entièrement réalisée en béton armé, la structure repose sur un système de poteaux et de cadres qui organise l’espace intérieur autour d’un volume central unifié. La lumière joue un rôle essentiel dans le projet : filtrée par un ensemble de vitraux colorés insérés dans la trame de béton, elle transforme cet espace spirituel et mémoriel.

  • Le Havre reconstruit et l’église Saint-Joseph

    La ville du Havre reconstruite par Perret a été classée au patrimoine mondiale de l'humanité en 2003.