1. La fin des fortifications

Développer la ville

Grenoble 24 août 1924.

Des photographies d’époques de Grenoble défilent : déboisement, destruction du rempart, terrassement… Émile, journaliste au petit Dauphinois assiste au discours de Marius Blanchet, lors de la pose de la première pierre de l’exposition internationale de la houille blanche et du tourisme. Devant l’assemblée, sur l’estrade Marius Blanchet est accompagné de Paul Mistral, député maire de Grenoble, Léon Jaussely architecte responsable du plan d’aménagement d’embellissement et d’extension de la ville et Andry Farcy, conservateur du Musée de peinture et sculpture. Dans la foule, Émile, petite moustache pull jersey, gapette sur la tête, se concentre pour prendre des notes en vue de préparer son futur article.

Paul Mistral reprend alors la parole et raconte les changements au sein de Grenoble pour moderniser la ville. De nouvelles images noir et blanc illustrent son propos : défilé militaire, plan d’extension de la ville. Le maire conclut sa prise de parole en soulignant l’importance de l’exposition dans l’élan de modernité de Grenoble. Émile termine sa prise de notes et déclare qu’il a désormais tous les éléments nécessaires pour réaliser son article. La une du Petit Dauphinois du lendemain, 25 août 1924, apparaît avec son article intitulé « Marquons d’une pierre blanche la journée d’hier ». Une accumulation de journaux vient occuper toute la page et on découvre sur la place devant le pignon sur rue du Petit Dauphinois à Grenoble, Émile adossé à une voiture regardant un enfant marchand de journaux qui s’égosille : « Petit Dauphiné, édition du jour. »

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