2. Perret, architecte de la tour

Le génie du béton

1924.

Émile, journaliste au Petit Dauphinois est assis derrière son bureau. Il mène une enquête sur Auguste Perret pour son prochain article. Il souhaite retracer l’histoire qui mènera l’architecte à réaliser la Tour.

Parmi les documents de son dossier, on découvre un portrait de l’homme et un autre d’une femme dont il fit la rencontre en 1921. Marie Dormoy, critique d’art et de la littérature, identifia très vite la singularité du travail de Perret et tente de le diffuser. À cette époque Auguste Perret est d’ores et déjà un architecte reconnu avec son approche novatrice et manifeste : l’ordre du béton. Comme le souligne Émile en pensant à voix haute : il travaille cette matière en affirmant la structure et sans décor inutile. Un panorama de trois réalisations se suivent et dressent le portrait du style et des principes défendus par Auguste Perret. Immeuble de la rue Franklin, Paris 16e en 1903. Théâtre des Champs-Élysées, Paris 8e en 1913. Et Église Notre Dame au Raincy, en 1923 où le béton sera utilisé pour la première fois. Émile, dans son imaginaire arpente ses lieux et apporte les qualificatifs suivants pour caractériser l’approche de Perret : robustesse, durabilité et style. Fidèle aux conseils de Marie Dormoy, Auguste Perret participe à une conférence, le 5 juillet 1923, à l’école des arts industriels de Grenoble durant laquelle il expliquera qu’en architecture « trois choses doivent se rencontrer, la solidité, la commodité, la beauté ». C’est à l’issue de cette intervention que son nom s’installe petit à petit à Grenoble. Notoriété grandissante, style reconnu, il possède toutes les cartes d’un grand « nom » et c’est ainsi que la construction de la tour d’observation de l’exposition lui sera confiée. Commande dans laquelle Il pourra exprimer son ordre du béton.

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