3. La construction de la tour

L'art du coffrage

Grenoble 24 août 1924.

Émile découvre les prémisses de la tour sortir de terre. Un mois plus tard, elle a déjà grandi. Curieux de ses poussées de 3 mètres par semaine, Émile décide d’aller rencontre le chef du chantier pour lui poser quelques questions. Aux abords du chantier, ils dialoguent. Émile interroge Monsieur Nadaud, su la progression rapide de la tour. Il lui répond que la base est avant toutes dans les fondations. Sous leurs pieds, une structure de 72 pieux de 15 mètres est enterrée et constitue le socle de la construction. Il explique ensuite que le dessin de l’architecture est capital. Sans ornement, avec son ossature de 8 piliers et sa silhouette rectiligne, la tour possède les caractéristiques qui facilitent son montage. Penser architecture, c’est penser chantier, les propos de Perret s’incarnent ainsi dans cette nouvelle réalisation. Une architecture qui anticipe aussi sa réalisation.

Ensuite Monsieur Nadaud complète ses explications par un autre aspect technique. Il déclare que le principal outil est un module de coffrage béton qui passe de niveaux en niveaux au fil des étages. Ce principe de série est essentiel et associé à la matière, 700 mètres cubes de béton, et au savoir-faire des ouvriers, la tour grimpe de manière régulière. Une photo authentique des hommes du chantier conclut son discours.

Mais, en octobre 1924, Léon Jaussely, architecte en chef de l’exposition remet en question les calculs structurels de la conception de la tour. Pourtant après réexamen, et comparaison avec ceux la tour Eiffel, le chantier continue. C’est ainsi que le 4 mai 1925, la tour est inaugurée et comme le veut l’usage des ouvriers, un bouquet est déposé au sommet de la tour pour célébrer la fin du chantier et son auteur « l’homme du ciment armé ».

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